De tous les constats fait par l’Autorité de la concurrence, le plus troublant est celui qui concerne le circuit de la distribution des carburants.

On y apprend que seuls Rubis et Total, en tant qu’actionnaires des dépôts pétroliers de la Corse, peuvent acheter les carburant où ils le souhaitent mais Total, s’il use de ce droit, doit revendre les carburants à l’entrée des dépôts pétroliers pour les racheter en sortie avant de les vendre à sa filiale à Total Corse.

Comme le fait remarquer, l’Autorité, « cette organisation du circuit de distribution interdit à tout acteur souhaitant distribuer des carburants en corse de les acheter à une autre entité que Rubis Energie à la sortie des dépôts, qu’ils s’agissent d’un opérateur actuel ou potentiel (nouvel entrant) »

De plus, cette organisation augmente le nombre croix rouges (que nous avons rajoutées) qui représentent toutes les opérations d’achat-vente des raffineries jusqu’aux stations-service. A chaque vente, il y a forcément un bénéfice qui en est retiré. Tous ces bénéfices se trouvent répercutés en bout de chaine sur les usagers insulaires.

Croit-on encore que la Corse, parce c’est une île montagneuse aux routes sinueuses, est responsable de la cherté des carburants?