Il y a d’un coté des citoyens qui ont décidé de se battre pour l’intérêt général dans une ile frappée par la pauvreté et la précarité et le chômage.

Et, de l’autre, une société Rubis qui à longueur de bilans annuels met en valeur sa politique de marge et qui est épinglée, par des rapports officiels, dans toutes les zones du monde où elle s’est implantée.

Suite à notre dernière conférence de presse, le n°2 de Vito Corse a répondu dans Corse matin en lançant un défi

itw Vito Corse

Il affirme « je mets quiconque au défi de trouver un permis de construire déposé par Vito. Des permis ont, peut-être, été déposés par des privés mais ceux-ci sont parfaitement libres de choisir qui sera leur fournisseur »

On relève le défi. Il y a, donc, deux projets de station-service.

  1. Une station à Furiani, à Erbajolo, une déclaration initiale d’une installation classée relevant du régime de la déclaration, a été signé par Vito Corse qui en est le porteur de projet.

Création de station Vito Erbajolo

On peut y lire le projet nécessitant un permis de construire on peut y lire le rappel réglementaire suivant : « le déclarant s’est engagé à déposer sa demande de permis de construire en même temps qu’il a adressé la présente déclaration (article L. 512-15 du code de l’environnement »

Donc à moins que Vito Corse ne s’affranchisse de ses engagements et de la loi, un permis de construire a été déposé.

  1. Une station à Lozari, une déclaration initiale d’une installation classée relevant du régime de la déclaration a été signé par la société Balcar.

Création de station Lozari

On peut y lire le même rappel réglementaire. « le déclarant s’est engagé à déposer sa demande de permis de construire en même temps qu’il a adressé la présente déclaration (article L. 512-15 du code de l’environnement »

Il ne s’agit donc pas de Vito Corse MAIS le nom de l’installation est « Vito Corse Lozari ». Si on appelle sa station Vito c’est qu’on ne va pas choisir un autre fournisseur !

Donc, le n°2 de Vito Corse a parfaitement connaissance de ce projet contrairement à ce qu’il laisse entendre !

Nous avons, donc, deux projets de construction de station-service.

Pourtant, dans une interview accordée à Corse Matin, à la question « comment expliquez-vous ces prix ? », le n°2 de Vito Corse se réfugie derrière le nombre de stations-service. Il évoque les propriétaires exploitants qui vivent de cette activité, leur nombre et le millier de familles qui dépendent de cette filière.

Beaucoup de stations-service donc un volume plus faible par station d’où un prix plus élevé. Voila l’explication de Vito Corse qui n’hésite pourtant pas à en ajouter dans des zones où il n’en manque pas !

Le grand Bastia compte déjà 17 stations-service et on y dénombre 8 en Balagne (dont 4 à l’Île Rousse)

Et, à ce que nous savons, Vito Corse n’a même pas pris soin d’évoquer la construction de ces nouvelles stations avec ceux qui sont déjà ses clients !

Nous lançons un énième appel à L’Etat et à la région pour que puisse s’exprimer la libre concurrence et le cas échéant à ce qu’il soit mis en œuvre l’article L410-2 du code de commerce qui permet la réglementation des prix.

Et, si Vito pouvait cesser de prendre les Corses pour des imbéciles ça serait pas mal non plus.

D’une part, leur marge dans les zones réglementées est plus faible, cela a déjà été mis en évidence dans le graphe de Patrice Salini

cmparaison marge DOM

D’autre part, Rubis, par l’intermédiaire de Jean-Pierre Hardy (directeur général délégué de Rubis Energie et PDG de Vito Corse) accusait le député Victorin Lurel de jouer aux « apprentis sorciers » lors de la mise en place de la réglementation dans les DOM.

Lurel apprenti sorcier