Au coeur du dispositif de distribution des carburants en Corse, se trouvent les dépôts pétroliers de la Corse (DPLC). Cette société stocke les carburants. Carburants qui appartiennent à Rubis et sont distribués dans les stations Vito (enseigne Rubis) mais également aux stations des autres compagnies pétrolières (Total et Esso).
DPLC gère également l’approvisionnement en carburants depuis les raffineries de Fos et passe des contrats pluriannuels avec les armateurs de tanker.
La participation de Rubis Terminal (filiale à 100% de Rubis) dans DPLC est passée de 25% en 2009 à 75% fin 2017. Total  possède les 25 autres %.
Bien entendu, DPLC facture les compagnies pétrolières pour les opérations d’approvisionnement maritime et de stockage.
Et, les bénéfices peuvent être partagés entre les actionnaires qui sont… les compagnies pétrolières.
DPLC qui gère les deux dépôts pétroliers de la Corse n’est inscrite ni au RCS de Bastia, ni à celui d’Ajaccio mais au RCS de Paris. Bon soit…
Mais ce qui est étonnant c’est que, depuis 2009, DPLC ne publie plus aucun compte annuel alors que comme toute société la loi l’y oblige.
Ce qui est encore plus étonnant c’est que d’autres dépôts pétroliers comme Stockbrest ou le dépôt pétrolier de Saint-Priest, appartenant à Rubis Terminal, eux, publient leurs comptes annuels.
Il est, donc, impossible de savoir si DPLC génère un résultat positif, si des dividendes sont partagés etc.
Au nom de tous les habitants qui souffrent de la pauvreté, de la précarité et du chômage, nous ne pouvons plus rester sans rien faire en espérant une chute du prix du baril.

DPLC